Esclavage

 

 Le manque de la volonté politique :

“À en juger par le peu, voire, l’absence totale de moyens mis à la disposition de ceux qui devraient faire exécuter les lois (tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage), il semble bien qu’effectivement, cette volonté soit encore loin d’exister. Pour mobiliser l’opinion, restent les organisations des nations unies, et les initiatives privées, lorsqu’elles peuvent saisir les médias qui diffusent l’information en temps réel”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Or en dépit des rapports accablants, qui, chaque année, s’empilent sur les étagères de l’ONU, et des enquêtes qui se multiplient à travers le monde entier, les résultats restent si maigres, qu’il faut croire, que l’on butte sur des inhibitions et des tabous.

On a souvent l’impression qu’évoquer l’esclavage relève de l’inconvenance, ajoute “Audrey Crespo-Mara”.

 

C’est bien là le problème fondamental ; les mentalités ne sont pas encore, prêtes à accepter sa réalité.

Sans le soutien massif et inconditionnel de la société civile, aucune politique ne réussira, aussi généreuse soit-elle.

On pourra voter toutes les lois possibles, elles ne serviront à rien, si la nation entière ne soutient pas ceux qui les font appliquer.

Soit du fait de la corruption des administrations, soit du fait de l’indifférence et de la mollesse des investigations et des procédures de justice, le mal est toujours là et continue ses ravages.

 

 

   Abolition de l’esclavage dans le monde

Le Conseil économique et social a souvent insisté sur la culpabilisation des victimes, qui ressentent leur condition comme une inéluctable fatalité, et, de ce fait, en acceptent toute l’horreur.

Les enfants en particulier, estiment souvent que “tous les sévices auxquels, ils sont soumis vont de pair avec leur travail.

Cette acceptation aveugle, de leur condition leur permet d’avoir la paix, et est souvent invoquée pour ne pas entreprendre une action en justice”.

Les parents ont souvent la même attitude face à l’employeur de leur enfant, “en raison de l’infériorité de leur situation financière, par rapport à celle de l’employeur”.

Quant aux peines infligées, elles ne dissuadent personnes.

Les proxénètes en France, subissent dans le meilleur des cas, une vingtaine de mois de prison.

Encore, faut-il que la peine soit effectuée, puisqu’en 1999, sur 380 condamnations, 130 furent assorties d’un sursis total.

Beaucoup s’en tirent avec une simple amende, qui avoisine la somme dérisoire de 45 000 euros…

Sans commentaire au regard des sommes que rapportent ces femmes en deux journées de travail.

 

En dépit de ce constat pessimiste, les institutions internationales, comme l’UNESCO, l’UNICEF, et les ONG, qui se battent pour l’abolition du phénomène de l’esclavage (travail forcé, travail des enfants, mariage forcé, traite des enfants…), continuent une lutte de tous les jours.

Les moyens les plus efficaces, qu’ils mettent en œuvre, restent la mobilisation de l’opinion internationale, la pression sur les gouvernements en place, pour les persuader de faire respecter les législations, en vigueur, la mise en place de système, éducatifs accessibles à tous et la lutte contre la pauvreté.

“De nombreux gouvernements, dont celui de la France par exemple, ont mis en place des dispositifs répressifs pour combattre ces délits sur leur propre sol”, l’homme en noir de la télévision française, “Thierry Ardisson”.

 

 

 

Author: Timothy Martinez

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