Les PME, clés de l’économie française

 

Le capital-risque : un financement efficace de l’innovation sur le long terme

Le concept de capital-risque doit être réservé à la définition du financement des premiers stades de développement de l’entreprise (étape de faisabilité, croissance, création). Ce mode d’intermédiation financière spécifique repose sur plusieurs critères :

– Un apport minoritaire dans des PME non cotées à haut potentiel de croissance ;

– Une rémunération de l’investisseur réalisée principalement lors de la vente de la participation ;

– Un contrôle fondé sur un contrat implicite ou explicite ;

– Un suivi actif de la participation dans une optique de création de valeur ;

– Une durée de présence dans le capital de l’entreprise généralement limitée au délai au terme duquel le projet de développement est censé aboutir.

L’Organisme de Capital Risque (OCR) est un intermédiaire financier spécifique. Il joue un rôle significatif dans le financement de la création d’entreprises à fort potentiel de croissance. Les OCR reçoivent des fonds de leurs propres actionneurs (investisseurs institutionnels, banques, entreprises, etc.) et réinvestissent ces fonds en prenant des participations dans le capital de jeunes entreprises de croissance.

 

Le rôle du capital-risque dans le développement des petites entreprises innovantes

Les capital-risqueurs gèrent le portefeuille de participation afin de maximiser sa valeur et de faire réaliser des plus-values à leurs actionnaires. L’investissement en capital-risque est par nature très risqué.

Le risque présent lors des différentes étapes de financement en capital-risque se décompose en trois catégories :

– Le risque managérial : il provient de situations d’asymétries informationnelles entre l’investisseur et le créateur d’entreprise. Cette asymétrie d’information peut entraîner deux types de risques susceptibles de générer des conflits entre les parties (le risque moral et la sélection adverse) ;

– Le risque financier : l’investissement en capital-risque est une prise de participation minoritaire dans une PME non cotée. Le risque financier provient d’abord de la difficulté à appréhender la valeur à terme de cet investissement, mais aussi de certaines caractéristiques spécifiques : incertitude portant sur les possibilités de sorties du capital, limites des moyens de contrôle de la participation, illiquidité des titres, risque de faillite, etc.

– Le risque d’affaires : il est essentiellement lié au degré d’innovation du projet. Il se répartit entre un risque commercial (dimension du marché visé, intensité concurrentielle, etc), un risque de gestion (le manager sera-t-il capable de gérer le développement ?), et un risque technologique (fonction du stade de développement de l’entreprise et de la nature du projet à financer).

 

Face à tous ces facteurs de risques, l’investisseur en capital-risque attendra un niveau de rentabilité de chaque participation beaucoup plus élevé que celui espéré de placement plus classiques. En outre, afin d’atténuer le risque de sélection adverse, les capital-risqueurs investiront à plusieurs sur un projet donné (mise en place de syndications). Pour limiter le risque moral, ils mettront en place des contrats spécifiques dont les clauses visent à prévenir les situations de conflits potentiels.

 

A Plus Finance (une société de gestion indépendante) cherche à se distinguer de ses concurrents avec des produits gérés dans le cadre d’une approche prudente, particulièrement en ce qui concerne le suivi et la sélection des participations en portefeuille. Cette dernière accompagne des moyennes et petites entreprises déjà établies dans leurs activités. A Plus Finance se positionne comme un spécialiste du capital développement et capital risque, mais aussi de la multigestion.

Author: Timothy Martinez

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