Une nouvelle expertise médicale devra être effectuée avant le 15 avril

 

La détention du petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne des frères musulmans, Hassan El Banna, suscite un vif émoi dans une grande partie des rangs musulmans.

Les résultats de l’expertise médicale de l’intellectuel Tariq Ramadan, devront être rendus au plus tard le 15 de ce mois. Initialement prévu pour la fin mars, ce délai a été repoussé pour évaluer la compatibilité de l’état de santé du théologien avec son placement sous écrou. Il est toujours admis à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

 

Le délai fixé pour que soit remis le nouveau rapport médical de l’intellectuel suisse Tariq Ramadan, mis en examen et incarcéré pour acte immoral, a été reporté au 15 avril, contre la fin mars au tout début, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.

 

Cette expertise a été demandée par les trois juges d’instruction chargés de l’enquête afin de vérifier la compatibilité de l’état de santé de l’islamologue (qui affirme depuis quelques années souffrir d’une sclérose en plaques et d’une neuropathologie périphérique) avec sa détention.

 

 

La nécessité d’un bilan neurologique régulier et complet

Le report de ce délai s’explique notamment par la complexité de la charge à laquelle devront faire face les deux médecins désignés, d’après l’ordonnance de prorogation de cette échéance, dont l’Agence-France-Presse a eu connaissance.

 

À la mi-février, la première expertise médicale avait été effectuée dans l’urgence par un autre expert, et ce, à la demande du Parquet de Paris afin qu’il puisse se prononcer sur le recours de l’intellectuel contre son maintien en détention provisoire.

Elle avait déduit par ailleurs, que la santé du quinquagénaire n’était manifestement pas incompatible avec son maintien en incarcération. Le médecin soulignait cependant la nécessité d’un bilan neurologique régulier et complet, un bilan qui n’a été fait depuis le temps que semble durer les troubles évoqués.

 

 

Hospitalisé en urgence à la Pitié-Salpêtrière dans la banlieue de Paris

Début mars, le suisse a fait l’objet de nouvelles révélations à son encontre.

En effet, une Française musulmane sous le pseudonyme de ‘‘ Marie ’’, avait déposé plainte contre lui pour des faits quasi-similaires aux premiers.

Dans cette plainte, la troisième femme revient entre autres sur des mois ‘‘ d’emprise psychologique’’ entre 2013 et 2014 en France à Londres et à Bruxelles.

Depuis le 8 mars, le théologien genevois est toujours hospitalisé dans une unité sous haute surveillance à l’hôpital universitaire de la Pitié-Salpêtrière à Paris, affirme ses proches.

La détention du prédicateur, a généré auprès de son entourage un grand bouleversement. Certains dénoncent un ‘‘ Deux poids, deux mesures ’’, quant à d’autres, eux, ils croient à la théorie du complot.

‘‘ Il s’agit d’une campagne de calomnie contre l’une des rares figures de l’islam en Europe ’’.

Une campagne enclenchée par ses ennemis de toujours selon sa défense (qui fait notamment référence aux paparazzis et politologues comme Maamer Metmati et Gilles Kepel qui mènent depuis longtemps une guerre médiatico-politique contre lui). ‘‘ Ils veulent détruire l’image et la réputation de monsieur Ramadan, l’intellectuel arabo-musulman, pour le mener au plus bas de la ceinture ’’, rajoute-t-elle.

 

‘‘ De toute cette histoire, on ne croit pas un traître mot’’, déclare l’un de ses partisans qui estime que le professeur ne bénéficie malheureusement pas de son plein droit à la présomption d’innocence.

Author: Timothy Martinez

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